Le sport sans discrimination : consultation en ligne
Le sport sans discrimination : consultation en ligne

Violences sexistes, racistes, antisémites, lgbt+phobes, contre les personnes en situation de handicap ou «grosses»… Le sport, à l’image du reste de la société, peut être le lieu de tensions verbales, psychologiques ou physiques insupportables : des insultes, du rejet, des coups, de la haine, qui empêchent une pratique sereine et contredisent les valeurs sportives. C’est en effet le respect, l’esprit d’équipe, la bienveillance, l’épanouissement personnel, l’égalité et l’inclusion qui devraient constituer la base de toute activité sportive ! Mais voilà, dans une société tiraillée par les discriminations et qui instrumentalise parfois le sport à des fins idéologiques, identitaires, nationalistes ou financières, le bien-vivre ensemble en prend un sacré coup ! Dans une société hiérarchisée qui valorise les hommes au détriment des femmes, qui dévalue les personnes « différentes », le sport peut vite se transformer en machine à exclure. Heureusement, certain.es sportif.ves connu.es ont montré la voie en affirmant avec fierté leur différence. Affirmons ensemble que le sport est un lieu d’inclusion, de partage, d’écoute, de dépassement de soi dans le respect des autres !

 

 

Ces dernières années, depuis le mouvement #meetoo notamment, on a beaucoup parlé des violences sexistes et sexuelles contre les filles et les femmes. Dans notre société, le système de genre veut nous convaincre que le monde est composé de deux camps opposés : les femmes et les hommes. Opposés et hiérarchisés : le masculin est valorisé, le féminin dévalué. Force, dynamisme, initiative d’un côté, faiblesse, sensibilité voire sensiblerie et docilité de l’autre. Le sport hérite de cette discrimination que les lois pour l’égalité femmes/hommes parviennent peu à peu à faire reculer. Mais du chemin reste à faire !!! Ainsi, les sportives professionnelles gagnent moins que leurs homologues masculins ; le sport féminin intéresse moins les médias et la population ; les garçons ont tendance à se sentir supérieurs aux filles. Il faut dire que même les Jeux Olympiques ont tardé à accepter les épreuves féminines… Dans les instances sportives, les postes de direction sont toujours majoritairement accaparés par des hommes ! Dès l’école primaire, l’espace de la classe ou de la cour et les activités sportives ont tendance à être divisées en fonction du genre. Le foot pour les garçons, la danse et la dinette pour les filles ? On peut parler de ségrégation. Ces stéréotypes emprisonnent aussi bien les filles que les garçons : on n’encourage pas les filles à se réaliser dans toutes les activités physiques, tandis que tous les garçons sont censés répondre à l’injonction de sportivité virile, même ceux à qui ça ne plaît pas.

 

Depuis des siècles, les filles sont éduquées dans l’idée de la soumission aux garçons. Longtemps privées de droits (de vote, de diriger des entreprises, de porter des pantalons, de s’engager dans certains métiers…), les femmes ont été privées du droit fondamental de disposer de leur corps et de leur vie. Cette appropriation du corps féminin par les hommes explique en partie pourquoi les victimes de violences sexuelles ou sexistes sont principalement des filles. Et pourquoi les auteurs des violences sexuelles contre les filles mais aussi contre les garçons sont à plus de 95 % commises par des hommes. Dans le sport, les filles sont plus souvent victimes de sexualisation (insultes ou propos suggestifs en rapport avec la sexualité) qui érotise leur pratique sportive. Il faut dire que les fédérations imposent parfois des vêtements moulants ou spécifiques pour les filles (jupes au lieu de shorts) qui n’aident pas et que contestent certaines sportives professionnelles. Dans certains pays, le fait de publier des vidéos sexualisées de sportives  est puni par la loi. Avec les JO récents, on a pu voir que les garçons aussi pouvaient faire l’objet d’une forte sexualisation, avec des vidéos virales désolantes. Les violences sexistes et sexuelles sont intolérables, tout comme la sexualisation dans les discours.

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